Tannage de peaux néolithique

Giovanni Foletti

Le tannage était sûrement une des activités principales des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique et du Mésolithique et était encore largement pratiqué par les sociétés du Néolithique : les innombrables grattoirs en silex en témoignent. Les fourrures et le cuir fournissaient la matière première pour la confection d’habits, de sacs, de lien et cordages, d’habitats, etc. Les restes de cuir sont très rares, ils ne sont conservés que dans des cas exceptionnels comme les habits d’Ötzi, la momie des glaces ou les objets issus des mines de sel de Halstatt, et les chercheurs doivent ainsi se tourner vers les sources ethnographiques et l’expérimentation pour mieux apprécier l’importance et la complexité de ces artisanats.